ORTHOPHONIE

conduite du bilan en orthophonie

La demande d’évaluation en orthophonie fait généralement suite à une plainte d’origine scolaire.

Cet examen a pour but de déterminer les troubles du développement du langage. Plus généralement, il concerne tout ce qui touche à la communication et à la motricité bucco-faciale.

Les orthophonistes luttent contre l’illettrisme, ils rééduquent les personnes souffrant de troubles de la déglutition ou victimes d’AVC.

Mais cette évaluation intéresse également le psychologue dans une démarche neuropsychologique.

En effet, par le dépistage systématique de tous les apprentissages dysfonctionnels, le thérapeute met en liens les différents symptômes, il détermine la spécificité du trouble.

De même, en séparant l’effet de l’environnement des atteintes neurologiques, il s’inscrit dans une perspective développementale et propose des stratégies de rééducation parfaitement adaptées.

Le bilan d’orthophonie et les pathologies du langage

bilan en orthophonieLa démarche du neuropsychologue se révèle parfois beaucoup plus efficace que celle d’un orthophoniste.

En effet, son évaluation s’applique à l’ensemble de la cognition. Seule une démarche holistique permet de distinguer l’effet d’une pathologie de sa cause.

Par exemple, la dysphasie représente une atteinte grave. Son diagnostic s’établit dès les premiers mois de la vie. Mais avant cela, il est important d’écarter l’ensemble des atteintes qui présentent des symptômes similaires. C’est le cas pour l’autisme, la déficience mentale, les troubles sociocognitifs.

Une fois cette étape passée, le psychologue précisera ensuite les capacités préservées et celles qui posent problèmes.

Par exemple, en cas de troubles du langage, un test d’orthophonie permet de distinguer l’intégrité des compétences réceptives (décodage, compréhension) et expressives.

Dans de nombreux cas, les troubles observés rentrent dans la catégorie des troubles spécifiques des apprentissages. Les dyslexies et dysorthographies représentent des atteintes fonctionnelles. Elles peuvent êtres considérablement améliorées par une prise en charge adaptée.

Comment proposer une remédiation efficace en orthophonie ?

lecture et apprentissage des lettresLe bilan d’orthophonie réalisé par le psychologue s’inscrit donc dans une approche fonctionnaliste.

Les tests qu’il utilise, notamment les échelles de Wechsler, permettent d’interroger les liens qui unissent le raisonnement, la pensée, la conceptualisation et le langage.

La distinction entre déficits primaires et  secondaires est déterminante dans la reconstitution historique des acquisitions cognitives depuis la naissance.

Par exemple, comme je l’ai expliqué précédemment, la dyslexie peut être le signe d’une pathologie plus grave. Mais il peut également s’agir d’un trouble des apprentissages sans atteinte neurologique.

La démarche thérapeutique ne sera pas la même dans les deux cas. Il est d’ailleurs souvent constatés dans la symptomatologie des troubles dys, l’atteinte de plusieurs modalités sensorielles.

Par exemple, la dyslexie peut s’accompagner de troubles de la gestualité, de l’attention. De même, une stratégie de rééducation efficace ne peut faire l’impasse d’une revalorisation de l’estime de soi.

A la différence d’un suivi pluridisciplinaire institutionnel ou chez un orthophoniste, le psychologue libéral est seul en mesure de considérer la personne dans son intégralité.

Il constate les progrès, fait des liens entre les différentes rééducations. De par sa formation et son expérience variée, il dispose d’une vue d’ensemble, plutôt que de passer par plusieurs intervenants.

Quelques exemples d’évaluation en orthophonie