UNE THÉRAPIE A LA MESURE DES ATTENTES…

Le cadre thérapeutique est l’ensemble des conditions pratiques qui se définissent au début d’un traitement. La durée, le rythme des séances, les résultats attendus sont autant de facteurs qui impulsent “la réussite”.

Si l’on compare la thérapie à une traversée en mer, alors les objectifs à atteindre sont la boussole et le compas pour affronter la tempête, jusqu’à destination…

Ainsi, les premiers entretiens concrétisent la demande. Par exemple, les symptômes s’ordonnent par priorité, car certains s’avèrent plus urgents, plus pathologiques que d’autres.

Avec l’aide du thérapeute, la personne établit un plan, envisage un objectif thérapeutique, bref elle s’engage dans un processus de changement.

De l’angoisse à la méthode

objectif thérapeutique dans une cure en psychologie

La décision de consulter un psychologue est souvent perçue comme une étape difficile. Elle constitue cependant le premier pas vers l’amélioration.

Le passage de l’angoisse à la méthode revient à se réapproprier le cours des événements. Dans ce processus, le sujet cesse de subir le poids des déterminismes. Il privilégie une conduite active, clarifie sa pensée…

Mais d’ailleurs, est-il possible de vouloir tout contrôler ?

Une réflexion sur ce qui est possible de changer et sur ce qui nous échappe se révèle souvent très utile. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de définir un objectif thérapeutique.

Un autre point important concerne la dépression, la prise de médicaments et les épisodes de stress post-traumatique (ESPT). Dans ces cas très graves, la pensée est considérablement ralentie. Les personnes n’arrivent plus à organiser leurs idées.

Ce n’est que lorsque la souffrance psychique diminuera, qu’il sera possible de se projeter dans l’avenir. A partir de là, la notion d’objectif thérapeutique prend un sens nouveau, car elle se concrétise…

Objectif thérapeutique et durée d’une thérapie

objectif thérapeutique et durée d'une prise en charge

Déterminer un nombre de séances nécessaires, prévoir une fin de prise en charge s’avère souvent problématique.

Il est toutefois primordial de parvenir à se situer et de ne pas renoncer avant d’avoir atteint son son but. Cela est d’autant plus important qu’une thérapie se prolonge dans le temps est et a donc un coût.

A ce titre, il faut tout de même noter que les bénéfices psychologiques représentent des bienfaits définitifs. Ils s’inscrivent dans une continuité, participent à la stabilité de l’équilibre émotionnel.

C’est d’ailleurs tout l’intérêt d’une prise en charge préventive, c’est à dire dès l’apparition des premiers troubles, surtout chez les enfants et les adolescents.

Suivant le type de thérapie, la résolution des symptômes va considérablement améliorer un secteur de l’existence. Ce dernier aura lui-même une influence sur l’ensemble de la pensée et des relations sociales. Il y a donc un “effet boule de neige”.

Mais en termes d’objectif thérapeutique, il faut parfois se montrer patient…

la patience et l'objectif thérapeutiqueMême si certains professionnels se risquent parfois à présenter la dernière technique à la mode comme une panacée, dépasser des habitudes comportementales de plusieurs décennies ne se fait pas du jour au lendemain. Une thérapie demande un investissement personnel sincère et soutenu.

Pour ce qui est d’estimer les bénéfices, les pratiques diffèrent selon le type de traitement. Par exemple, pour les remédiations cognitives, des évaluations régulières permettent de quantifier précisément les progrès accomplis.

Mais ce n’est pas le cas pour la psychanalyse, car seul le ressenti subjectif importe. Cette méthode se prête donc mal au modèle scientifique de recherche de la preuve. Les résultats sont difficilement communicables, et c’est pour cette raison qu’elle est parfois décriée par la médecine.

En l’occurrence, la décision de commencer ou terminer une cure est toujours un acte personnel. Il reste indépendant des contextes institutionnels ou des aspirations métaphysiques du thérapeute.