Remboursement des thérapies

Principes de remboursement des thérapies de psychologie en Haute Garonne

En France, la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ne prend pas en charge les thérapies chez un psychologue libéral.

Comme pour les ostéopathes, un certain nombre de séances est toutefois accepté par les mutuelles.

Dans le secteur de la santé mentale et du handicap, les professionnels qui bénéficient d’un remboursement sont le psychiatre, le psychologue institutionnel, l’orthophoniste et le psychomotricien.

Il existe ainsi de nombreuses associations et institutions que les usagers peuvent consulter gratuitement.

Une autre solution est actuellement à l’essai, dans les départements de la Haute-Garonne (31), des bouches du Rhône (13) et du Morbihan (56).

Le remboursement des thérapies en Haute-Garonne, pour les dépressions légères de 18 à 60 ans

Depuis le mois de mai 2018 et jusqu’en 2021, la CPAM de la Haute-Garonne a mis en place une démarche expérimentale.

Le dispositif prévoit cependant de nombreuses restrictions et un parcours déterminé

Si vous souhaitez en bénéficier, il convient de vous renseigner auprès de votre généraliste. C’est le seul intervenant capable de vous fournir la liste des praticiens affiliés à la CPAM.

Le médecin prescrit un bilan préliminaire, à réaliser chez le thérapeute de votre choix. Ce n’est qu’ensuite que vous pourrez bénéficier de 10 séances (accompagnement psychologique de soutien).

Dans le cas ou cette première thérapie ne serait pas suffisante, une psychothérapie structurée (10 nouvelles séances) peut être envisagée, mais cette fois-ci prescrite par un médecin psychiatre.

REMBOURSEMENT DES ACTES

La CPAM adresse un document explicatif à tous les professionnels : Assurance Maladie-Guide-pour-Remboursement-actes

La question du coût d’une thérapie

Le remboursement des thérapies constitue une avancée significative. En effet, cela permet à des personnes qui ne disposent pas de revenus suffisants de bénéficier d’un traitement sans délai.

Il semble toutefois fort dommageable que le dispositif se limite à 10 séances, qu’il ne puisse être renouvelé.

De plus, la question du coût d’une thérapie représente une problématique ancienne, dénoncée par de nombreux professionnels :

  • Le parcours prévoit un bilan, 10 séances de 30 minutes et éventuellement 10 autres séances de 45 minutes. Cela semble à priori assez contraignant.
  • Le bilan préliminaire comporte un questionnaire détaillé qui conditionne la relation avec le thérapeute, engage le sentiment de confiance réciproque.
  • Comme en institution, le risque est de réduire les personnes à de simples usagers, limitant leur choix et leur volonté.
  • Le renouvellement et la prescription repose sur une séance de bilan. Or il est parfois difficile d’évaluer objectivement les  attentes d’une personne, ses progrès ou sa guérison.
  • La formation du psychologue et sa pratique sont soumis à l’accord d’une autorité médicale. On peut donc envisager une perte d’autonomie, des thérapies jugées moins efficace qui vont disparaitre.

De même, le dispositif de remboursement écarte de nombreuses pathologies. C’est par exemple le cas pour l’alcoolisme, la prise de médicament, les thérapies longues.

De plus, pour l’instant cette mesure ne s’applique qu’aux adultes. Mais il serait également opportun qu’elle s’étende aux enfants et adolescents.