Remboursement des thérapies

Principes de remboursement des thérapies de psychologie en Haute Garonne

En France, la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ne prend pas en charge le remboursement des thérapies des psychologues.

Cependant, certaines mutuelles offrent la possibilité de souscrire des options spécifiques.

Les seuls professionnels de la santé à bénéficier d’un remboursement sont le psychiatre, le psychologue institutionnel et l’orthophoniste.

En plus de cette couverture sociale, il existe de nombreuses associations que les usagers peuvent consulter gratuitement.

Mais d’autres solutions sont actuellement à l’essai dans certains départements français.

Le remboursement des thérapies en Haute-Garonne, pour les assurés de 18 à 60 ans

Depuis le mois de mai 2018 et jusqu’en 2020, la CPAM de la Haute-Garonne met en place une démarche expérimentale. Ce dispositif concerne le remboursement des actes des psychologues et des psychothérapeutes.

En Occitanie, cette solution ne s’applique donc qu’aux usagers de la CPAM (31).

Le thérapeute établit un bilan sommaire après un premier entretien. Il adresse ensuite le compte-rendu au médecin traitant ou au psychiatre.

Le dispositif prévoit deux types de thérapie. Il s’agit, soit d’un accompagnement psychologique de soutien (1 à 10 séances de 30 minutes), soit d’une psychothérapie structurée (1 à 10 séances de 45 minutes).

REMBOURSEMENT DES ACTES

La CPAM adresse un document explicatif à tous les professionnels : Assurance Maladie-Guide-pour-Remboursement-actes

La question du coût d’une thérapie

Le remboursement des thérapies constitue une avancée significative. En effet, cela permet à des personnes qui ne disposent pas de revenus suffisants de bénéficier d’un traitement sans délai.

De plus, le recours aux psychologues libéraux va considérablement allèger les CMP.

Mais la question du coût d’une thérapie représente toutefois une problématique ancienne, dénoncée par de nombreux professionnels :

  • Le projet de remboursement prévoit une séance de bilan préliminaire. Or, ceci est insuffisant pour saisir la complexité d’une situation.
  • Tout comme en institution, les patients sont réduits à de simples usagers.
  • Le renouvellement repose sur l’accomplissement de progrès significatifs. Ce point soulève la difficulté de l’évaluation de la guérison.
  • La formation du psychologue et sa pratique sont soumis à l’accord d’une autorité médicale. On peut donc envisager une perte d’autonomie.

De même, le dispositif de remboursement écarte de nombreuses pathologies. C’est par exemple le cas pour l’alcoolisme et certains cas graves…

De plus, pour l’instant cette mesure ne s’applique qu’aux adultes. Mais il serait également opportun qu’elle s’étende aux enfants et adolescents.